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Déjà plus d'une feuille sèche Parsème les gazons jaunis ; Soir et matin, la brise est fraîche, Hélas ! les beaux jours sont finis !
Théophile Gautier
(Émaux et camées)
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samedi 24 novembre 2012
mercredi 21 novembre 2012
Il a raison Bernard Pivot
Vieillir, c'est chiant. J'aurais pu dire: vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel. Mais j'ai préféré « chiant » parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.
(Extraits de son livre : Les mots de ma vie.)
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J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard. Qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge.
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Rêver, c'est se souvenir tant qu'à faire, des heures exquises. C'est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C'est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l'utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce.
dimanche 18 novembre 2012
Au Domaine de Kerguéhennec, cet automne
lundi 12 novembre 2012
L'enseignant Jérôme FERRARI
Je dois avoir des facilités pour décharger mon affection sur ceux que j'ai intérêt à aimer… A la rentrée, je dis toujours à ma classe : "Vous n'avez pas à gagner ma confiance, vous avez à ne pas la perdre." En général, je suis plutôt curieux et bienveillant face à des inconnus.
Télérama n° 3278
(Le Goncourt 2012 pour Jérôme Ferrari : Le Sermon sur la chute de Rome )
dimanche 11 novembre 2012
mardi 6 novembre 2012
jeudi 1 novembre 2012
Vous m'avez quittée mais je me souviens de vous, vous mes êtres chers.
Demain dès l'aube
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor HUGO